Overnight Report, Congrès SSMI, Lausanne, Mai 2006
LAUSANNE, 12/5/2006
Comment les patients diabétiques traités à l'insuline voient leurs propres buts
de traitement et ceux de leur médecin.
C'est la question qu'ont étudiée les Drs Jardena Puder, Jérôme Endrass, Natacha
Moriconi et Ulrich Keller, Hôpitaux universitaires de Bâle et Zurich, auprès
de 297 diabétiques de type 1 et 205 diabétiques de type 2.
Ces 509 patients ont été aléatoirement choisis pour répondre à un questionnaire
de 16 items. 203 de ces patients étaient suivis à l'hôpital universitaire de
Bâle, 135 dans des hôpitaux régionaux, 107 par des spécialistes, et 64 par des
médecins généralistes. L'analyse des résultats montre que 60 % des diabétiques
de type 1 et 50 % des diabétiques de type 2 considèrent qu'un bon contrôle glycémique
à long terme représente un but du traitement, et environ 70 % d'entre eux (Type
1 + 2) s'imaginent qu'il en va de même pour leur médecin.
Toutefois, les marqueurs ou les conséquences d'un tel (bon) contrôle ne semblent
pas " raisonner " de la même manière à leurs oreilles. Par exemple,
la valeur d'HbA1c n'est un but du traitement que pour environ 20 % d'entre eux,
alors qu'environ 45 % pensent que c'en est un pour leur médecin, tandis que
la prévention des complications à long terme constitue un but pour près de 30
% d'entre eux, alors que seuls 20% pensent que c'en est un pour leur médecin.
Au contraire, ils pensent que la qualité de vie du moment représente davantage
un but pour eux-mêmes (env. 25%) que pour leur médecin (15 %).
Les deux messages à retenir sont que 1) les diabétiques traités à l'insuline
pensent que parmi les buts du traitement, le bon contrôle glycémique à long
terme est celui qui prime pour eux, et plus encore pour leur médecin ; 2) en
revanche, ils imaginent que leur qualité de vie du moment, qu'ils font passer
derrière leurs objectifs à long terme, constitue encore moins un but pour leur
médecin que pour eux mêmes. Dr Marie-Dominique Dayer Métroz
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