Overnight Report, Congrès SSMI, Lausanne, Mai 2006
LAUSANNE, 12/5/2006
N'attendez pas une fracture avant de rechercher et de traiter l'ostéoeporose
Des stratégies pour mieux utiliser les moyens diagnostiques et les traitements
de l'ostéoporose qui existent sont nécessaires à développer pour cette maladie
responsable de nombreuses fractures, liées à des coûts élevés.
L'ostéoporose est un problème majeur de santé qui peut être suspectée sur base
de différents facteurs de risque, diagnostiquée par la DEXA (densitométrie)
et qui bénéficie de traitements efficaces. Le Dr Lamy O. et coll., Lausanne,
ont voulu évaluer si cette pathologie est correctement prise en charge. Tous
les patients âgés de plus de 50 ans et admis aux urgences de l'hôpital universitaire
de Lausanne pour fracture ont été interrogés par une infirmière d'octobre 2004
à octobre 2005 à l'aide d'un questionnaire simple (âge, sexe, DEXA antérieure,
antécédent de fracture, traitement ostéoporose).
Les fractures de la face, du crâne ou secondaires à des accidents de la route
n'ont pas été prises en compte. Sur 600 patients, 436 étaient des femmes et
164 des hommes avec respectivement un âge moyen de 76 et 69 ans. 474 patients
ont été hospitalisés suite à la fracture (durée moyenne de séjour: 12 jours)
et 292 d'entre eux ont été transférés dans une unité de réhabilitation. 59%
des patients avaient déjà eu une fracture auparavant.
Les fractures se répartissaient entre la hanche (34%), le bras (environ 1/3
avec 15% pour l'avant-bras et 14% pour l'humérus), le tiers restant étant partagé
entre la cheville, les vertèbres, le péroné, le pelvis et les côtes. Avant cette
fracture, seul 8% des patients avaient subi une DEXA, 22% recevaient du calcium
et/ou de la vitamine D, 4% des biphosphonates et 1% une hormonothérapie.
L'ostéoporose, avec les fractures qu'elle provoque, a de lourdes conséquences
en terme de coûts engendrés surtout par les séjours hospitaliers et en services
de réhabilitation. Elle est cependant largement sous diagnostiquée et sous-traitée.
Il est donc nécessaire de développer des stratégies pour augmenter l'identification
et le traitement des patients à haut risque. De plus, les patients avec des
fractures non reconnues comme typiquement liées à l'ostéoporose devraient plus
souvent être investigués pour l'ostéoporose. Dr Christine Brosteaux
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